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AU NOM DE LA SOLIDARITE: LES MUTUELLES DE FRANCE DE L’AUBE DANS L’ ACTION

UN GESTE FORT DE SOLIDARITE EN DIRECTION DU PERSONNEL DE SODIMEDICAL

“considérés par l’assureur comme de vulgaires marchandises”
Les Mutuelles de France ont réassuré les salariés dont la complémentaire
santé avait été
arrêtée.
Interview de D. Douine qui milite pour un système de santé hors du champ des profits.
LDA : Les salariés de Sodimédical, déjà privés de salaires, se sont retrouvés sans
mutuelle, comment est-ce possible ?
D. Douine : c’est le résultat de l’application de la loi Fillon de 2003 qui a permis demettre en place des contrats de « complémentaire santé » obligatoires dans lesentreprises moyennant une participation de l’employeur.
Ce qui peut sembler au départcomme un progrès social pour les salariés s’avère un véritable piège. En effet, à l’heureoù la Sécurité sociale ne rembourse plus que 55% des soins courants, une couverturecomplémentaire est devenue indispensable. La rendre obligatoire pour tous les salariésavec une participation de l’entreprise
permet dans un premier temps d’en baisser lecoût pour le salarié et permet à l’employeur de négocier cet
avantage à la place d’uneaugmentation de salaire.
LDA : Donc c’est acceptable ?
D.D. : c’est un piège, car le contrat ne protège que les salariés en activité et dès qu’il ya licenciements ou
départs à la retraite, le contrat ne se poursuit plus aux mêmesconditions, voire plus du tout, au moment où
cette complémentaire santé est le plusnécessaire ! C’est moins grave quand le choix s’oriente vers un
organisme sans butlucratif dans lequel les salariés bénéficiaires élisent leurs représentants comme c’est le
cas dans les mutuelles. Or, dans le cas de Sodimédical, l’employeur a imposé auxsalariés une assurance à but
lucratif gérée par un courtier, La Vigie, qui applique avec
sa logique meurtrière ses pratiques d’assureur sur
des contrats santé : « pas de
paiement, plus d’assurance ! ». Qu’importe s’il s’agit de l’assurance d’un bien
matériel
ou de l’assurance complémentaire des salariés, ces hommes et ces femmes sontconsidérés par l’assureur comme de vulgaires marchandises ! C’est intolérable !
LDA : votre mutuelle a immédiatement réagi ?
D.D. : d’une part parce qu’il y avait urgence. Une simple rencontre, quelques échangesont immédiatement
abouti à une solution pour que les salariés, déjà privés de salairesdepuis plusieurs mois, puissent se soigner
eux et leur famille. Notre mutuelle secharge, par une action en justice, de récupérer le montant des cotisations dont unepartie a été prélevée par l’employeur sur des salaires non réglés !
LDA : qu’en concluez-vous ?
D.D. : il est urgent que les assurés et les salariés se réapoprient la gestion de leurprotection sociale. Créée par les salariés et leurs représentants, notre mutuelle est plus que jamais déterminée à défendre une Sécurité sociale de haut niveau garante de l’accès aux soins pour tous. Elle défend la solidarité entre les bien-portants et les malades, les plus âgés et les plus jeunes, les actifs et les sans emplois ! L’humain, sa santé, voilà notre souci
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