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Pour Claude Evin, l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France doit accompagner les contre-réformes sanitaires

Les projets de réorganisation des 37 hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) viennent d’être présentés par son directeur Benoît Leclercq, ils confirment la suppression de près 4 000 postes d’ici à 2012.

Dans un entretien au journal Le Monde du 30 janvier dernier, Claude Evin, le directeur préfigurateur de la nouvelle Agence régionale de santé (ARS), qui entrera en action le 1er avril déclare : « Nous entrons maintenant dans une phase de concertation avec la communauté médicale, le personnel mais aussi avec les partenaires extérieurs. Sur la question de l’emploi, je n’ai pas à m’immiscer dans des décisions internes. Mais en tant que directeur de la nouvelle ARS, j’aurai mon mot à dire sur l’offre de soins. Ma préoccupation est qu’elle soit organisée en complémentarité avec les autres hôpitaux d’Ile-de-France, publics mais aussi privés. Il n’est plus question que l’AP-HP soit gérée indépendamment de toute considération régionale. »

Tout est dit pour qui sait lire entre les lignes :

– la « concertation » part d’un dogme non discutable, les 4000 postes à supprimer !

– Il ne s’immisce pas dans des « décisions internes », euphémisme pour désigner la décision unilatérale du directeur de l’APHP

– Il dit qu’il aura son mot à dire sur « l’offre de soins » qui bien sûr, dans son esprit est indépendante des 4000 suppressions d’emplois

– Il parle de « complémentarité » avec le privé, complémentarité étant le vocable administratif pour dire « privatisation des profits dans le privé et socialisation des pertes dans le public »

– Il note la régionalisation de la gestion, bien que les élus régionaux ne puissent pas participer à la délibération sur la façon dont on répond aux besoins sociaux des assurés sociaux de la région !

Dans la suite de son interview, il précise ses deux missions :

-D’abord de « veiller à ce que les moyens financiers soient répartis dans un souci d’équité ».

Il faut y lire que le lien dialectique « besoins sociaux- financement » n’est pas de sa responsabilité.

Tout juste, il doit répartir y compris la pénurie pour le public. De quoi favoriser les profits honteux des cliniques privées à but lucratif.

-Puis de « garantir une bonne organisation du système » et « de diminuer les inégalités d’accès aux soins » notamment dans les « déserts médicaux dans les zones rurales et les quartiers défavorisés » sans jamais mettre l’accent sur la qualité du service. On peut donc craindre le déshabillage de Pierre pour habiller Paul.

Toujours dans l’interview, il avoue que la tuberculose et le saturnisme existent toujours dans la région Ile-de-France.

Est-on de ce point de vue le meilleur système de santé du monde ?

Et pour conclure son interview, il donne son credo de la gestion : « L’AP-HP doit donc traiter son déficit, car il pénalise en outre sa capacité d’emprunt, donc d’investissement. » Fermez le ban ! Les besoins sociaux ne sont pas pris en compte, seul compte la capacité d’emprunt puisque le financement n’est plus solidaire !!!

De quoi alimenter notre envie de tout changer !

Le comité de rédaction de l’UNAM

 

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