Même chez les ménages à faibles revenus, le nombre de personnes couvertes par une mutuelle diminue inexorablement, alors qu’ils en ont le plus besoin pour accéder à des soins de qualité.

En un an, le taux des ménages modestes disposant d’un complémentaire est passé de 84 % à 80 %.

Les étudiants ne jugent plus utile de posséder une mutuelle

Même constat chez les étudiants, les complémentaires santé perdent également du terrain. Cette fois, l’explication est à chercher du côté d’une réforme qui est en vigueur depuis le 1er septembre 2018.

Ladite réforme a rendu facultative la souscription à une mutuelle étudiante, laquelle était auparavant une condition sine qua non pour pouvoir bénéficier de la couverture santé de l’Assurance maladie.

Libérés de cette contrainte, les jeunes universitaires ne jugent plus utile de cotiser pour un complémentaire santé, dont ils n’auront peut-être même pas besoin.

Conséquence : si durant l’année scolaire qui vient de s’écouler, 85 % des étudiants disposaient d’une complémentaire santé. Aujourd’hui, le pourcentage est tombé à 69 %.