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Jean Jacques Verchay, Président de la MUTUELLE DE FRANCE UNIE: VIVRE en SECURITE SOCIALE

Depuis sa création en 1945, la Sécurité sociale subit des assauts de toute part. Comment expliquer cet acharnement contre un système qui est autre chose qu’une simple couverture des risques de la vie mais que les pionniers issus du CNR forgeaient un outil d’émancipation du salariat géré par les travailleurs.

La Sécurité sociale à son origine, c’est la mise en place d’un régime de couverture sociale qui non seulement mutualise une part importante de la valeur produite par le travail mais qui en confie aussi la gestion aux travailleurs eux-mêmes.

Depuis 75 ans, cette belle conquête sociale s’est beaucoup étiolée avec des réformes successives qui ont réduit son champ d’intervention au profit des assurances complémentaires. Aujourd’hui, la Sécurité sociale intervient beaucoup sur les maladies chroniques incurables et laisse la part belle aux assurances complémentaires pour l’optique, le dentaire, la pharmacie, la médecine de ville. Cette organisation dans le remboursement des soins organise l’intervention de l’assurance privée au détriment d’une vraie solidarité nationale.

Bien entendu, cela s’est fait sous l’impulsion des gouvernements successifs qui, sous prétexte de favoriser ou de maintenir l’emploi, ont procédé à des exonérations de cotisations successives. Au final, ces exonérations pèsent lourdement sur notre système de sécurité sociale.

Donc, pour vivre en sécurité sociale, la Sécurité sociale doit, par un partage des richesses plus équitable, retrouver un financement à la mesure des besoins sociaux pour permettre à l’ensemble de la population de bénéficier d’une prise en charge correcte et d’actions de prévention. Si nous revenons au partage des richesses entre le capital et le travail en prenant comme base 1960, c’est près de 50 milliards d’euros supplémentaires qui pourront permettre de financer correctement les hôpitaux, les maisons de retraite, la mise en place d’une garantie dépendance et l’amélioration des remboursements afin que le poids des assurances complémentaires diminue et pèse moins sur le budget des ménages.

Il conviendrait aussi de mener une politique de contrôle des dépenses rigoureuses, notamment en direction des laboratoires pharmaceutiques qui font des profits colossaux sur le dos des assurés sociaux et des mutualistes.

Il faut aussi que la branche maladie ne supporte pas les dépenses de la branche Accidents du travail et Maladies Professionnelles car aujourd’hui de nombreux cancers ou troubles musculo-squelettiques sont pris en charge par la branche maladie faute d’être reconnus comme maladie professionnelle, ce qui permet aux entreprises peu soucieuses de la santé de leurs salariés de s’exonérer des cotisations de la branche ATMP.

La Sécurité sociale étant l’affaire de tous, il convient de retrouver une vraie gestion démocratique. Les caisses doivent être gérées par les syndicats de salariés représentant les actifs et les retraités. La Sécurité sociale pourra retrouver une gestion démocratique et véritablement agir dans l’intérêt des assurés sociaux quand les représentants des syndicats d’employeurs et l’Etat renonceront à gérer la Sécurité sociale.

Quel que soit le positionnement de chacun, la Sécurité sociale est une belle conquête. Vivre en sécurité sociale c’est cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. Aujourd’hui où la précarité gagne du terrain sous l’impulsion d’une politique ultra-libérale, il est plus que jamais nécessaire de bénéficier d’une sécurité sociale de haut niveau, financée correctement, et ce pour permettre à chacun d’entre nous de bénéficier d’une prise en charge de qualité.

Avec la paupérisation d’une partie grandissante de la population, l’action des associations caritatives se multiplie. On ne peut pas reprocher à la Mutualité de ne pas pratiquer l’entraide et la solidarité. Mais la vraie victoire est que l’ensemble de nos concitoyens bénéficient d’une sécurité sociale efficace et efficiente.

Ce projet de reconquête sociale doit être porté avec force et conviction par tous les acteurs syndicaux, associatifs, mutualistes et bien évidemment par chacun d’entre nous.

Les gènes de notre Mutualité c’est de promouvoir une sécurité sociale de haut niveau pour toutes et tous, en refusant toutes discriminations sans critères d’usage, de genre, d’état de santé et de handicap.

Jean Jacques VERCHAY,

Président de la MUTUELLE DE FRANCE UNIE

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